Rien de passionnant pour ceux qui ne me connaissent pas mais une partie de moi pour ceux que je côtoie de près ou de loin (surtout pour ceux qui sont loin d'ailleurs! ^^)
Je n'ai rien à dire mais j'en ai marre de voir des pubs sur mon blog, alors j'écris pour qu'elles s'en aillent quelques jours voir ailleurs si j'y suis.
Pour cette raison, je changerai sûrement bientôt d'adresse, sans garantie aucune que j'arrive à récupérer les contenus de ce blog-là. D'un autre côté, il n'y a pas grand chose d'écrit sur ce blog que j'ai envie de relire, surtout en ce qui concerne les derniers billets...
Je vous ferai signe quand l'adresse changera, je la laisserai ici de toute façon.
J'espère que vous allez bien, vous tous avec qui je n'ai plus de contact depuis des semaines, voire des mois. J'espère que la vie vous sourit chaque jour et exauce vos vœux les plus chers. Parfois, elle sait se montrer clémente...
Pour l'heure, je me contenterai d'écrire ceci, n'ayant ni l'envie, ni le cœur assez desséché à l'instant présent pour me pencher davantage sur la situation ^^
... d'amertume qui viendraient s'écraser sur cette page, si seulement je trouvais les mots... si seulement je trouvais la force... Tout va de travers. J'enrage, je me laisse écraser par les réflexions parce que je sais qu'elles sont justifiées, et quand bien même elles ne le sont pas, je ravale ma colère et ma rancœur pour ne pas faire empirer ce qui est déjà en soi insupportable. Hurler plus fort que l'autre n'est pas la solution, pas plus que chercher à se défendre face à des personnes bornées sûres de leur fait. Et quand je suis vraiment fautive, que faire d'autre que me recroqueviller et attendre que l'orage passe ?
J'ai abandonné. Je l'ai dit en tout cas, parce que c'était la seule chose qui me paraissait imaginable sur le coup. C'est trop dur. Et je ne sais plus pourquoi je fais des efforts, puisque même s'ils me paraissent énormes et que j'ai l'impression de progresser, il semblerait que ces efforts soient largement insuffisants.
On m'a dit que j'étais en grande partie responsable de la situation dans laquelle se trouve la société où je suis associée, que j'étais nombriliste, que je n'accordais d'importance qu'à ma petite personne, que je remettais en cause des décisions qui avaient été prises à trois il y a des mois de ça (décisions auxquelles je ne me souviens malheureusement pas avoir participé), et j'avoue avoir oblitéré le reste, mon seuil de résistance ayant été largement dépassé.
Donc j'ai annoncé que j'abandonnais parce que c'était trop difficile. J'ai passé un début de semaine atroce, je ne suis pas loin de... j'ai du mal à trouver des raisons, des motivations... j'aimerais tant me laisser porter par le doux fleuve de l'inconscience, de l'innocence, de l'ignorance... Où sont passés mes raisons de me lever le matin ? Où sont ces envies qui guidaient ma vie il y a quelques années de ça ? Où sont parties mes passions ? Celles qui restent sont fades et ternies.
C'était entre autres Cami qui me faisait tenir. Maintenant, c'est encore plus restreint et je suis sûre que tu me finiras par me pardonner si je n'y arrive plus...
J'ai 27 ans, et je fais une dépression. Si on m'avait dit qu'un jour, je serais sous traitement à cause de lui, j'en aurais sûrement rigolé pendant des jours.
Me voilà, aujourd'hui, brisée, n'ayant plus goût à rien... par la volonté d'un seul, qui a su traverser mes faiblesses et toucher là où ça fait mal.
En parler pour aller mieux ? Ici, c'est facile. Bien peu de gens lisent ce que j'écris ici, c'est donc quasiment sans conséquences. En parler de vive voix... ça m'est impossible. Sa seule évocation me déchire le cœur, je n'arrive pas à me remettre de sa perte...
Alors j'attends. J'attends que ma béquille médicale fasse effet, sans trop y croire. J'attends... je ne sais même pas quoi. J'essaye de m'intéresser à nouveau aux choses qui m'entourent, à trouver ou donner de l'importance aux choses que j'aimais faire avant. Mais rien ne semble marcher pour le moment. Je fais les choses parce qu'elles doivent être faites. Je les fais parce que j'ai des responsabilités et qu'il n'est donc pas question de moi seulement.
Mais je les fais sans enthousiasme, en repoussant le plus possible le moment d'aller dormir, pour échapper aux cauchemars qui me rongent. Et lorsque vient le matin, je n'ai pas envie de me lever, seulement de rester là, les yeux fixés sur le plafond, en me disant que tout ça va se terminer un jour.
Mais tout m'échappe. Certains espoirs, vains, utopiques et dangereux, me font encore avancer. Bien que mon esprit sache qu'ils sont inutiles, mon coeur ne l'a pas encore admis, et c'est sans doute en partie ce qui me sauve... L'espoir... le rêve... qu'un jour, ce sera comme avant. Il apparaît que le diminutif de mon pseudo en japonais signifie "espoir"... ça me définit bien...
Et pourtant, je sais que c'est aberrant... Mais je n'ose pas imposer à mon cœur la vision de mon esprit, il souffre déjà suffisamment...
On dit que le temps qui passe guérit les blessures, même les plus cruelles. Pourtant, depuis bientôt deux mois maintenant, le mal que je ressens au fond de mon cœur n'a cessé de se développer.
A l'instant même, ce sont encore mes larmes qui m'accompagnent, mes souffrances qui me rappellent que je suis en vie alors que j'ai souhaité ne plus l'être.
Quant à mes sentiments, ils sont tous simplement indéfinissables. Le jour, une façade enjouée, le soir, dans le secret de la nuit et le silence de ma chambre, ou même n'importe quand sans prévenir, la douleur aiguë reprend possession de mon corps, transperçant mon cœur, les souvenirs jouant à cache-cache dans mon esprit, y distillant quelques gouttes de souffrance pure qui m'abattent et me laissent prostrée, le souffle court, une envie terrible d'en finir ancrée au plus profond de moi.
Ridicule de se mettre dans des états pareils pour si peu, doivent penser certains. Ceux-là n'ont rien à faire ici, c'est qu'ils me connaissent bien mal... Quant à ceux qui voudraient simplement me suggérer d'oublier et de passer à autre chose... là encore, c'est bien mal me connaître.
J'ai la curieuse impression de survivre, non plus de vivre. Beaucoup jalousent ma vie. Et je les comprends, ma vie aurait de quoi réjouir et combler presque n'importe qui ! Mais pas moi. Je suis consciente de mon ingratitude envers ceux qui me sont encore proches, consciente également que mon cœur, de coton est en train de devenir pierre. Mais puisque je dois protéger ma peau écorchée vive, fuir... fuir est le seul moyen que j'ai trouvé. Et pourtant, rien n'est simple, tant de fils quasi indestructibles me rattachent encore à... lui... mon passé... tout ce que j'ai été forcée de laisser derrière. Je ne suis même plus capable de m'excuser auprès de ceux que j'entraîne avec moi dans ma descente aux Enfers...
Beaucoup me jalousent, oui. Et mon cœur en colère leur souhaite parfois toute la souffrance que je suis en train d'endurer...
Les archives...
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